Tour de France
Après un cours de prononciation anglaise suivi assidument pendant 3 semaines au YMCA
(et c'est pas du luxe vu le niveau pathétique que les profs s'évertuent à maintenir en France !),
on a pris l'avion pour un ambitieux Tour de France famille-amis.
A peine débarqués, avec nos 3 heures de retard, on a pu goûter au méli-mélo des infos à Roissy, aux billets Prem's non échangeables de la SNCF et au courant d'air des halls de gare.
(comme quoi ont est restés francais: raleurs et frileux ;-) )
Première escale : Rennes. On a été accueillis comme des rois. Petit thé et nous voilà en possession des clés de la voiture et de notre home sweet home. Notre agenda est booké : resto, crêperie, on retrouve les amis.
C'est excellent de se retrouver tous ensemble. Il ne manque que la petite soeur d'Emma qui devrait arriver en avril et Seb et sa douce, expatriés en Belgique.
Petite anecdote tout de même. Le lendemain matin de notre arrivée, on avait rendez-vous à midi à Ouzh Taol (NOTRE crêperie, la meilleure de Rennes)
avec des collègues de Fabien (des anciens qu'il a quitté il y a 2 ans et demi et des nouveaux avec qui il travaille régulièrement depuis Montréal mais qu'il n'avait jamais rencontrés)
On s'est réveillés 10 minutes avant, départ en catastrophe, traversée de Rennes en furie, impossible d'optimiser le trajet ... je soupçonne la voirie d'avoir déplacé toutes les rues !
Deuxième escale : Paris en coup de vent. J'ai découvert le nouvel appart de Sylvain (le frère de Fabien).
Troisième escale : Strasbourg. Vivement le TGV Est ! En attendant, la gare est tout en chantier et c'est par le plus grand des hasards que dans la pénombre Fabien tombe nez à nez avec ma p'tite soeur Marion venue nous chercher.
C'est bon de retrouver le cocon. Au milieu des grandes discussions on passe une soirée entre cousins avec Sarah, Cédric et Marion dans un resto concept wok, on improvise un repas franco-québecois avec Hélène (amie de la famille) et son ami fraîchement débarqué de la Belle Province,
on se promène au Jardin des deux Rives qui relie Strasbourg à Kehl, on remonte l'ordi familial au complet et on essaye de récupérer du décalage horaire.
Et c'est là que nos chemins se séparent... Fabien prend la route du sud pour rejoindre ses parents.
Restée à Bischheim, j'en profite pour aller voir Mamie Alice et mes grands-parents de Haguenau. Je retrouve aussi Nadia mon amie d'enfance et son fils Youssef qui a maintenant 9 ans 1/2. Elle me présente son deuxième fils, Younes, qui est né le 16 novembre 2006... petit scorpion !
Mais le temps passe tellement vite et même en 3 semaines, il est difficile de tout faire et de tout dire.
Quatrième escale : Le Vendredi Saint, je pars pour Bâle retrouver nos petits Suisses préférés, Maya et Marco, avec qui on a fait les 400 coups à Montréal pendant 1 an. Grande surprise, quand je débarque du train après une petite heure de voyage,
je dois passer un poste frontière et présenter mon passeport à un douanier qui me parle dans une langue inconnue. Une fondue dans les règles de l'art (quoique manquée d'après les hauts spécialistes es chimie et fromage) et une découverte de la ville le lendemain avec Maya me remettent de mes émotions.
Cinquième escale : Les escales courtes se succèdent et je retraverse la frontière pour fêter l'anniversaire de ma filleule. Arrivée en gare de Mulhouse, Chantou, Amarilis et Esteban viennent me chercher et m'emmènent à l'entraînement de gym d'Amarilis.
Elle se prépare pour sa prochaine compet' : sol, poutre, saut, et barre asym' qui se défile... émotions fortes et retour à la maison précipité. Grande discussion nocturne avec ma marraine, suivie d'un réveil très matinal avec ma filleule. A la fin d'une matinée très complice, Papa et Marion viennent nous rejoindre pour le repas.
Une fois les bougies soufflées, on s'en va direction les montagnes. C'est Marion qui conduit. Je dors.
Sixième escale : Grenoble, chez Anne-Claire, Fabrice et Maelys, dans leur maison au pieds du Vercors.
La famille est presque au complet (3 générations maintenant !), il ne manque que Fabien. Le lendemain, Fabrice part pour une semaine de conférences en Floride.
C'est donc une fête de Pâques entre Brablin : marché au village le matin, certaines cachent des oeufs en chocolat, d'autres décorent ... on ne peut pas s'en empêcher, ça sent le nid, ça goûte l'enfance.
Quand les bischheimois repartent, on se retrouve entre filles. Pendant une semaine, je vais rester avec Anne-Claire et Maelys, une semaine de pouponing, de discussions, de découverte de la vie à Saint Paul de Varces.
Septième escale : Lyon. C'est d'abord chez les parents de Fabien que je suis invitée autour d'une table toute lyonnaise, avant de m'installer chez mon amie Delphine, ma complice de philo, devenue chanteuse lyrique.
Pendant quelques jours, nichée dans le Vieux Lyon, j'assiste à ses pratiques vocales, cours de chant et répétitions de chorale. A l'occasion je m'éclipse pour aller féliciter Léo, sorcière associée, et rencontrer son futur.
On remonte le Rhône et la Saône en même temps que nos années passées et nos projets.
Avec Gaelle et Franck, c'est dans un bouchon lyonnais et à l'intérieur de leur petite maison sise à Tassin près de l'horloge, que l'on évoque le Québec. Surréaliste, c'est si loin déjà. Ai-je vraiment une vie là-bas ?
Huitième et dernière escale : Paris. Gare de Lyon, un appartement accueillant. C'est chez ma cousine Gwen que je célèbre mon départ. Une ode au Québec en guise d'apéritif et de dessert, Un jeu de mets "cari-boeuf" accompagné d'un délice de munster en repas, soit un mariage où l'exotisme se perd en textures fondantes et mes origines alsaciennes se rebellent en saveurs croquantes. Tout un paradoxe !
Car Gwen, alias Aliemilia, est chef à domicile. Elle conjugue ses talents et éblouit les sens en créant une expérience gastronomique sur mesure... Assurément l'objet d'un prochain billet...
Et le vol Paris-Québec. Est-ce un aller ou un retour ? Voyage solitaire, Montréal pétillant de soleil et retrouvailles avec Fabien. J'ai retrouvé cette vie qui avait, paraît-il, été la mienne. En tous cas elle m'a plu et je m'y suis (ré)installée
(et c'est pas du luxe vu le niveau pathétique que les profs s'évertuent à maintenir en France !),
on a pris l'avion pour un ambitieux Tour de France famille-amis.
A peine débarqués, avec nos 3 heures de retard, on a pu goûter au méli-mélo des infos à Roissy, aux billets Prem's non échangeables de la SNCF et au courant d'air des halls de gare.
(comme quoi ont est restés francais: raleurs et frileux ;-) )
Première escale : Rennes. On a été accueillis comme des rois. Petit thé et nous voilà en possession des clés de la voiture et de notre home sweet home. Notre agenda est booké : resto, crêperie, on retrouve les amis.
C'est excellent de se retrouver tous ensemble. Il ne manque que la petite soeur d'Emma qui devrait arriver en avril et Seb et sa douce, expatriés en Belgique.
Petite anecdote tout de même. Le lendemain matin de notre arrivée, on avait rendez-vous à midi à Ouzh Taol (NOTRE crêperie, la meilleure de Rennes)
avec des collègues de Fabien (des anciens qu'il a quitté il y a 2 ans et demi et des nouveaux avec qui il travaille régulièrement depuis Montréal mais qu'il n'avait jamais rencontrés)
On s'est réveillés 10 minutes avant, départ en catastrophe, traversée de Rennes en furie, impossible d'optimiser le trajet ... je soupçonne la voirie d'avoir déplacé toutes les rues !
Deuxième escale : Paris en coup de vent. J'ai découvert le nouvel appart de Sylvain (le frère de Fabien).
Troisième escale : Strasbourg. Vivement le TGV Est ! En attendant, la gare est tout en chantier et c'est par le plus grand des hasards que dans la pénombre Fabien tombe nez à nez avec ma p'tite soeur Marion venue nous chercher.
C'est bon de retrouver le cocon. Au milieu des grandes discussions on passe une soirée entre cousins avec Sarah, Cédric et Marion dans un resto concept wok, on improvise un repas franco-québecois avec Hélène (amie de la famille) et son ami fraîchement débarqué de la Belle Province,
on se promène au Jardin des deux Rives qui relie Strasbourg à Kehl, on remonte l'ordi familial au complet et on essaye de récupérer du décalage horaire.
Et c'est là que nos chemins se séparent... Fabien prend la route du sud pour rejoindre ses parents.
Restée à Bischheim, j'en profite pour aller voir Mamie Alice et mes grands-parents de Haguenau. Je retrouve aussi Nadia mon amie d'enfance et son fils Youssef qui a maintenant 9 ans 1/2. Elle me présente son deuxième fils, Younes, qui est né le 16 novembre 2006... petit scorpion !
Mais le temps passe tellement vite et même en 3 semaines, il est difficile de tout faire et de tout dire.
Quatrième escale : Le Vendredi Saint, je pars pour Bâle retrouver nos petits Suisses préférés, Maya et Marco, avec qui on a fait les 400 coups à Montréal pendant 1 an. Grande surprise, quand je débarque du train après une petite heure de voyage,
je dois passer un poste frontière et présenter mon passeport à un douanier qui me parle dans une langue inconnue. Une fondue dans les règles de l'art (quoique manquée d'après les hauts spécialistes es chimie et fromage) et une découverte de la ville le lendemain avec Maya me remettent de mes émotions.
Cinquième escale : Les escales courtes se succèdent et je retraverse la frontière pour fêter l'anniversaire de ma filleule. Arrivée en gare de Mulhouse, Chantou, Amarilis et Esteban viennent me chercher et m'emmènent à l'entraînement de gym d'Amarilis.
Elle se prépare pour sa prochaine compet' : sol, poutre, saut, et barre asym' qui se défile... émotions fortes et retour à la maison précipité. Grande discussion nocturne avec ma marraine, suivie d'un réveil très matinal avec ma filleule. A la fin d'une matinée très complice, Papa et Marion viennent nous rejoindre pour le repas.
Une fois les bougies soufflées, on s'en va direction les montagnes. C'est Marion qui conduit. Je dors.
Sixième escale : Grenoble, chez Anne-Claire, Fabrice et Maelys, dans leur maison au pieds du Vercors.
La famille est presque au complet (3 générations maintenant !), il ne manque que Fabien. Le lendemain, Fabrice part pour une semaine de conférences en Floride.
C'est donc une fête de Pâques entre Brablin : marché au village le matin, certaines cachent des oeufs en chocolat, d'autres décorent ... on ne peut pas s'en empêcher, ça sent le nid, ça goûte l'enfance.
Quand les bischheimois repartent, on se retrouve entre filles. Pendant une semaine, je vais rester avec Anne-Claire et Maelys, une semaine de pouponing, de discussions, de découverte de la vie à Saint Paul de Varces.
Septième escale : Lyon. C'est d'abord chez les parents de Fabien que je suis invitée autour d'une table toute lyonnaise, avant de m'installer chez mon amie Delphine, ma complice de philo, devenue chanteuse lyrique.
Pendant quelques jours, nichée dans le Vieux Lyon, j'assiste à ses pratiques vocales, cours de chant et répétitions de chorale. A l'occasion je m'éclipse pour aller féliciter Léo, sorcière associée, et rencontrer son futur.
On remonte le Rhône et la Saône en même temps que nos années passées et nos projets.
Avec Gaelle et Franck, c'est dans un bouchon lyonnais et à l'intérieur de leur petite maison sise à Tassin près de l'horloge, que l'on évoque le Québec. Surréaliste, c'est si loin déjà. Ai-je vraiment une vie là-bas ?
Huitième et dernière escale : Paris. Gare de Lyon, un appartement accueillant. C'est chez ma cousine Gwen que je célèbre mon départ. Une ode au Québec en guise d'apéritif et de dessert, Un jeu de mets "cari-boeuf" accompagné d'un délice de munster en repas, soit un mariage où l'exotisme se perd en textures fondantes et mes origines alsaciennes se rebellent en saveurs croquantes. Tout un paradoxe !
Car Gwen, alias Aliemilia, est chef à domicile. Elle conjugue ses talents et éblouit les sens en créant une expérience gastronomique sur mesure... Assurément l'objet d'un prochain billet...
Et le vol Paris-Québec. Est-ce un aller ou un retour ? Voyage solitaire, Montréal pétillant de soleil et retrouvailles avec Fabien. J'ai retrouvé cette vie qui avait, paraît-il, été la mienne. En tous cas elle m'a plu et je m'y suis (ré)installée
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